Moi et mon parcours

Je suis issue du milieu agricole, mes parents étant agriculteurs à Ceton. Pendant plusieurs années j'ai travaillé dans d'autres domaines, avant de finalement reprendre en 2009 3 ha sur l'exploitation familiale. J'avais alors envie de retrouver le coté manuel d'une activité, et le besoin de toucher la terre, de travailler le plus proche possible des plantes, avec le moins de mécanisation possible.

Je suis agricultrice en activité secondaire, car je suis salarié à temps plein... d'une autre exploitation agricole bio du Perche, la grange d'Asse à Condeau. Je compte garder par la suite cette double activité.

 Ma production

Amoureuse de la terre de la nature, et des fleurs j'ai finalement décidé de me tourner vers le safran, après la lecture d'un article dans une revue agricole. J'exploite 500 mètres carré de safran, le reste est consacré aux céréales.

Contrairement à ce que l'on pense, le safran n'est pas une plante qui a besoin d'un climat chaud. Au contraire il a besoin de nuits fraîches pour faire décoller sa floraison automnale (en Inde ou au Maroc, il est cultivé en altitude).

Cette plante vivace appartient à la famille des crocus, qui se développe par multiplication des bulbilles et qui a plus de 3 000 ans. Pour réaliser la poudre de safran on utilise le pistil (un pistil par fleur) qu'il faudra sécher après l'émondage. Fleur et pollen ne sont pas utilisables.

Le safran est la seule épice issue d'une fleur, utilisé en cuisine, en médecine, voire même pour réaliser des colorations. Son goût m'a séduit, et aussi le fait qu'elle soit un exhausteur de goût ((il relève et harmonise les saveurs)

Pourquoi avoir choisi d’intégrer le collectif Percheron

Je livre aujourd'hui en direct mes clients restaurants et particuliers (en foire ou marchés). Mais si j'ai rejoint le collectif, au delà du coté « circuit-court » c'est parce que je connais une grande partie des producteurs du Collectif, qui sont des amis ! Alors à force d'en entendre parler, j'ai voulu participer au projet.

Les avantages du bio sur nos produits

Par principe, et ne consommant que bio, je ne me suis pas vraiment posé la question ! Hors de question d'asperger la terre de produit chimique. J'ai démarré la conversion tardivement, du fait d'un manque de temps certain...