Par Astrid Hubert, juin 2018

 Notre parcours

Nous travaillons sur une ferme familiale, …, plus précisèment, transmise dans ma famille ! Nous sommes la cinquième génération à en avoir la charge, depuis 1855. La ferme a été menée pendant longtemps en polyculture élevage, vaches laitières et calvados. En 1984 la politique des quotas laitiers a poussé à développé l'activité cidre et poiré (extension des vergers basse tige en 1991). En 2000 la ferme scinde les ateliers vergers et élevage, pour faciliter notre reprise de l'activité vergers en 2011.

Rodolphe et moi avions surtout travaillé dans le monde du vin : Rodolphe était chef de culture sur un vignoble, et je travaillais sur la commercialisation du vin.

Nous avions toujours eu le projet de reprendre, ce qui a été assez dur. Voire même très dur. Le plus difficile étant de gérer des aléas climatiques de plus en plus marqués, la nature de s'y retrouvant plus (trop d'eau, pas assez d'eau, gels tardifs, etc...)

 Notre production... et notre terroir

Nous avons 40 hectares de vergers en production, une dizaine de vergers plantés non encore productifs et des prairies. Nous avons quelques vergers difficiles sur des terrains pentus, et des vergers haute tige trop espacés. Notre premier objectif est l'autosuffisance de fruits : nous n'achetons pas de fruit, ce qui est compliqué à assumer les mauvaises années.... Il nous reste deux grandes parcelles à planter.

Notre terroir est un terroir argilo-calcaire à silex, et nous y avons planté des vergers de pomme à cidre, de poire à poiré, de pomme à jus...

Du fait de notre parcours nous sommes très sensible à l'aspect oenologique des produits. Nos méthodes sont au maximum similaires à celle du vin (fermentation, matériel de cuve, de pression). Et nous essayons d'avoir des produits où nous défendons la qualité avant tout.

Plus de détail sur nos produits : poiré, pommeau et calvados.

Pourquoi avoir choisi d’intégrer le collectif Percheron ?

Le collectif nous a demandé de rentrer dans le projet pour proposer du poiré, du pommeau et du calvados. C'est l'aspect collectif du projet qui nous a motivé, et le fait que ce système associe fortement les producteurs à la vie quotidienne du projet, pour assurer des livraisons, recontrer les clients, faire un vrai circuit de vente directe !

Le choix du bio

La ferme est en bio depuis 2013, avec une conversion progressive des parcelles. C'est un choix de conviction, et nous avions des pratiques bio avant d'avoir le label, ce qui d'ailleurs amenait un peu de confusion. Le plaisir aujourd'hui est de revoir des orchidées sauvages dans nos vergers basse tige.