Moi et mon parcours

Je me suis installé en 1990, sur la ferme familiale (reprise de terre de mes deux parents) après un court passage dans le monde du trading agricole et quelques années de service informatique à destination des agriculteurs. Cette dernière activité m'a convaincu de reprendre une activité agricole. Le passage en bio a été progressif, et s'est fini en 2010. 

Ma ferme et ma production 

Je suis installé sur 92 ha, sur plusieurs villages. A Cormes, où se trouve le siège de mon exploitation. A Ceton, un village de la vallée de l'huisne et à Préaux du Perche. Une répartition qui vient du fait que j'ai repris des terres venant de mes deux parent, ce qui peut être parfois acrobatique pour l'organisation quotidienne. 

Je produis du cidre, du calvados du jus de pomme (et des confitures à base de cidre). Je produis également des céréales, dont une partie est destinée à la filière "farines du perche" gérée par Jean Marc Vincent. J'ai donc un pied dans le collectif depuis longtemps ! Et enfin je mets en place depuis plusieurs années un atelier "agneau". J'élève 110 brebis Thones et Martod, que je croise avec des béliers bleu du maine et rouge de l'ouest, ce qui me permet de produire des agneaux de  race mixte.  Il s'agit d'agneaux sélectionnés pour leur viande, et non pas d'agneaux issus d'un élevage laitier, la démarche est donc différente et c'est le meilleur rapport poids/os qui est recherché, ainsi que la rusticité : ils peuvent vivre toute l'année dehors, ce qui est selon moi la place naturelle des animaux. Je suis totalement autosuffisant et n'ai pas non plus besoin de faire appel à beaucoup de compléments pour leur alimentation (un peu d'orge aplatie et de féveroles) et la nourriture des agneaux est ... la prairie bocagère du Perche! 

Pourquoi avoir chois le bio ?

A part l'agacement (voire plus) devant la mauvaise foi de certaines firmes (moi aussi j'ai cru il y a 20 ans à la biodégradabilioté et l'innocuité du glyphosate), j'ai choisi le bio pour favoriser le recours à des phénomènes naturels de défense des plantes et des animaux. Je refuse le recours aux pesticides qui ont un impact sur l'ensemble du milieu, des bactéries du sol au consommateur final en passant par les plantes cultivées et les animaux élevés mais aussi tout l'environnement: sol, air et eau.

Pourquoi avoir choise d'intégrer le Collectif Percheron ? 

Depuis que j'ai lancé mon atelier agneau, je ne vends qu'aux particulier et en AMAP et je fournis une biocoop. En discutant avec Eric Dury, de la reinette verte, j'ai appris que le collectif recherchait à ce moment là un producteur d'agneau. Me retrouvant dans l'esprit du collectif j'ai tenté l'aventure.

De plus, je connais bien certains des producteurs du collectif, notamment la reinette de part mon activité cidricole. Ce qui est mieux pour travailler en toute confiance.