Nous et notre parcours

Attirée depuis toujours par la nature et les animaux (je voulais être vétérinaire!) et originaire de région parisienne, c'est en étant animatrice environnement en ferme pédagogique et au Parc Naturel Régional Normandie-Maine que j'ai peu à peu mûri mon projet d'installation agricole. Mon parcours riche en rencontres et en échanges m'a permis d'éveiller ma conscience à la bio, aux méthodes alternatives, aux circuits-courts... et de forger un militantisme actif et constructif : faire ce que je dis plutôt que dire ce qu'il faut faire... Depuis août 2013, je me suis donc lancée et installée à St-Germain-le-Vieux, petit village de 57 habitants au cœur d'une région d'élevage équin. C'est d'ailleurs dans un haras, où traînent encore quelques chevaux, que j'exploite 36 ha de terres avec le soutien de mon mari et de mon fils. Notre objectif : une petite ferme de polyculture-élevage vivant le plus possible en autonomie et bien ancrée dans son territoire où il fait bon vivre et où la porte est toujours ouverte pour accueillir et partager... le projet d'une vie !  

 Notre production

Je suis donc "naisseur-engraisseur de porcs plein-air bio"... mais, dis comme ça, ça manque un peu de poésie...  

Soucieuse de garder une exploitation à taille humaine et visant l'autonomie alimentaire c'est un cheptel tout à fait raisonnable de 6 truies reproductrices que je met progressivement en place. J'ai commencé par engraisser de petits porcelets bio bien adaptés à l'élevage de plein air et j'ai petit à petit choisi mes reproducteurs parmis eux. Puis, un an tout juste après mon début d'activité, son nés les premiers porcelets. Vous trouverez chez nous des cochons roses, marrons et tachés de noir car 4 races se mélangent : Large White, Land Race, Piétrain et Duroc. Et tout ce petit monde vit au maximum à l'extérieur en ayant toujours accès à un abris.

Je cultive également une quinzaine d'hectares avec des mélanges céréaliers me permettant de fabriquer à la ferme l'aliment des cochons. Et pour une ration sans soja, je rajoute du petit lait bio d'une fromagerie proche !  

Pourquoi avoir choisi d’intégrer le collectif Percheron ?

C'était important pour moi de trouver un système de commercialisation le plus direct possible et le plus « humain » aussi. Et le collectif Percheron, c'est ça, un grand réseau, une toile de vie en amont comme en aval. Un ensemble de producteurs qui se connaissent et s'entraident (les oignons de mon boudin viennent de chez Aurélien, Stéphane assure parfois le transport de mes porcs...), qui mutualisent leurs énergies et leurs moyens pour livrer des consom'acteurs organisés et impliqués dans une démarche qui va au delà de la recherche de produits de qualité et qui vont jusqu'à venir dans nos fermes nous rencontrer.

Lorsqu'on travaille son projet d'installation, c'est tout un réseau de contacts qui se créé au fil du temps. Et très vite, j'ai entendu parlé du collectif. En premier lieu par les producteurs qui y sont depuis longtemps et qui m'ont accueillie en stage sur leur exploitation !

Puis, c'est grâce à Céline et Frédéric de la Ferme Augeronne, que j'ai pu intégrer le collectif, car ils sont eux aussi producteurs de porc mais il m'ont fait une place, en bonne entente et en bonne intelligence, pour que je commence ma commercialisation.

Les avantages du bio sur nos produits

L'élevage de porc est peut-être , avec le poulet, le plus stigmatisé par l'agro-industrie... Les avantages du bio sont donc facilement perceptibles ne serait-ce que sur le plan organoleptique. On obtient une viande de porc qui a une odeur, une texture et qui ne diminue pas de moitié à la cuisson. Mais surtout, le cahier des charges bio assurent un respect de l'animal, qui à le temps de grandir et qui peux exprimer ses comportements naturels d'animal grégaire et fouisseur par exemple. Et mon choix d'un système plein air va encore plus dans ce sens !